Cpte rendu 4 mai 2010

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 Compte-rendu du 4 mai 2010


 
 
 
 Présents : Pascal BOURGOIS - Alain BLANC - Francis HANNOYER - Françoise MORIN
                   Alain MURAINE - Dominique HOMANN - Thyphaine BOULET -
 Pierre GOURMELIN - Camille BOURGOIS - Fanny JOLLIVET - Sophie      DUBOIS - Denis CONGIU - Emilie CONGIU-BALLESTE - Marie-Gabrielle BRESSOUX -  Cécile BOUET - Marion POUGET - Muriel DELAFOULHOUZE - Maurice LARGERON

 
La réunion a débuté par la projection d’un film sur les villes en transition.

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 Cette projection a donné lieu à des échanges en suivant dont je vous livre une synthèse plus ou moins fidèle :
 
 « Naïf », c’est le premier adjectif entendu lors de cet échange dans le sens où ce documentaire anglo-saxon est apparu, pour plusieurs participants comme un « conte de fées ». En effet, le film présente une version assez idyllique de cette addition de volontés sans montrer les obstacles auxquels ont du se heurter les acteurs de ce mouvement. Et pourtant, il avance !
 Il est apparu, dès le début de la discussion, qu’il est absolument nécessaire de lire « Le Guide des initiatives de Transition » pour comprendre la méthodologie de la construction du mouvement et son mode d’emploi, sans pour autant le suivre à la lettre, nous devons conserver nos spécificités et notre identité girondine. Adapter un tel mouvement à un territoire comme Bordeaux-Cub et alentours apparaît aujourd’hui comme un énorme chantier.
Comment doit se présenter ce mouvement ? Sous quelle forme?
« Villes de transition » est un label. Comment le transposer à une ville comme Bordeaux ? Comment s’inscrire par rapport à toutes les associations existantes ? Comment communiquer sur le sujet ? Les associations actuelles risquent d’être réticentes à adhérer au mouvement de peur de perdre leur spécificité et leur identité.
 « Ville de Transition » à Bristol, en Angleterre, a décidé d’être une fédération d’associations où chacune partage le label Transition. Et nous ?
 Sur la Gironde, il existe, déjà, de très nombreuses associations qui sont « spécialisées », ce qui manque, c’est le lien et c’est, peut-être, au mouvement d’initier et de fédérer ce réseau et d’essaimer l’idée des territoires en transition. Chaque territoire doit trouver sa propre spécificité.
 
Transition et capitalisme :
Le film, pour certains, est une remise en question du système mais il apparaît avant tout comme une vitrine du mouvement pour rallier et convaincre le plus grand nombre de citoyens. La politique est dans l’action plus que dans le discours. Ce mouvement a essaimé, à travers le monde, beaucoup plus rapidement que de nombreux autres mouvements.
 Proposition de préciser les objectifs pour éviter la désagrégation du collectif.
 La politique n’est pas un angle pédagogique mais devra transparaître à un moment pour amener une réponse collective. Il faut, avant tout, toucher le citoyen et, les deux paramètres choisis par « Ville en transition », à savoir : le pic pétrolier et le réchauffement climatique offre un moyen de sensibiliser le plus grand nombre à travers différentes thématiques.

 Suggestions diverses :
 -Se focaliser sur un volet thématique (réponse : risque d’amoindrir le côté fédératif du mouvement)
 -Présenter un projet global
 -Ateliers-participatifs à créer (« Open-spaces - voir « Guide…. »)
 -Prendre un quartier et décliner les différentes thématiques
 -Présenter le mouvement auprès des associations
 -Fédérer les associations autour d’un projet
 -Communiquer pour amener les gens à se regrouper au sein du collectif afin de mettre en place des groupes de travail.
 
 Conclusion :
La tâche paraît ardue mais la lecture du « Guide des Initiatives de Transition » devrait aider tout le monde à y voir plus clair pour la prochaine réunion. La solution viendra de nous-mêmes et cette transition est, peut-être, plus une adaptation qu’une rupture, une évolution plus qu’une révolution.
 
 « A nous donc d’inventer. Si on veut, il faut y croire, c’est peut-être là qu’il y a un rêve à exprimer, à construire. »

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